La question que me posent de plus en plus de patients
« Docteur, j’ai pris du Viagra, du Cialis… ça marche à moitié. Est-ce qu’on peut vraiment réparer les choses en profondeur ? » C’est une question que j’entends de plus en plus en consultation.
Pendant longtemps, les options étaient limitées : optimiser les médicaments, proposer des injections intra-caverneuses, ou, dans les cas les plus avancés, envisager un implant pénien. Aujourd’hui, il existe une approche supplémentaire : le P-Shot (PRP).
Le P-Shot est une injection de plasma riche en plaquettes (PRP) dans les corps caverneux du pénis. Principe : injecter du plasma riche en plaquettes directement dans le tissu érectile pour stimuler sa régénération.
Pas de médicament chimique. Pas d’implant. Votre propre biologie, réorientée vers la réparation. C’est une technique que je pratique régulièrement, avec des résultats concrets mais aussi des limites que j’explique toujours clairement.
Dans cet article, je vous donne une vision complète : ce que le PRP peut réellement apporter, et dans quels cas.
Comprendre pourquoi le tissu érectile se dégrade
Ce que j'appelle la dysfonction endothéliale
Quand on parle de dysfonction érectile, on pense souvent à quelque chose de psychologique, ou à un simple problème de circulation sanguine. C’est vrai en partie, mais il y a une dimension que l’on sous-estime : la qualité du tissu caverneux lui-même.
Le tissu caverneux ou le tissu érectile du pénis est composé de cellules musculaires lisses capables de se dilater pour accueillir le sang lors de l’érection. Ces cellules ont besoin de deux choses pour fonctionner : un apport sanguin suffisant via les artères caverneuses, et la capacité de produire du monoxyde d’azote (NO) — une molécule essentielle pour déclencher et maintenir la rigidité.
Quand ce tissu se dégrade, il perd progressivement ces deux capacités. L’érection devient moins ferme, moins durable, moins réactive aux stimulations. Et les médicaments de type IPDE-5 — Viagra, Cialis — qui agissent sur le mécanisme du NO, deviennent moins efficaces parce que le tissu sur lequel ils agissent est lui-même abîmé.
Dans quels cas le PRP peut réellement aider ?
Voici les situations les plus fréquentes où je propose le PRP :
| Cause sous-jacente | Ce qui se passe dans les tissus | Le PRP peut-il aider ? |
|---|---|---|
| Diabète mal équilibré | Dégradation progressive de l’endothélium caverneux | Oui — régénération du tissu endommagé |
| Tabagisme chronique | Vasoconstriction, perte de production de NO | Oui — avec arrêt du tabac associé |
| Chirurgie prostatique (prostatectomie) | Lésion des nerfs érecteurs, dévascularisation pénienne | Oui — en renforcement post-opératoire |
| Radiothérapie pelvienne | Fibrose vasculaire, réduction du flux artériel | Partiel — selon l’étendue des dégâts |
| Déficit en testostérone (long terme) | Atrophie progressive du tissu caverneux | Oui — combiné au traitement hormonal |
| Maladie de Lapeyronie | Plaques fibreuses, courbure douloureuse | Oui — en première ligne ou en complément |
| Maladies cardiovasculaires | Dysfonction endothéliale généralisée | Oui — associé au traitement de fond |
Le point commun de tous ces patients : leurs médicaments fonctionnent mal, ou plus du tout. Non pas parce que le médicament est inadapté, mais parce que le tissu sur lequel il est censé agir est trop dégradé pour répondre. C’est là que la médecine régénérative prend tout son sens.
Le PRP : comment votre propre sang devient un traitement
Principe de la médecine régénérative
Le plasma riche en plaquettes n’est pas une nouveauté en médecine. Cela fait des années qu’il est utilisé en dermatologie pour régénérer la peau, en rhumatologie pour traiter les articulations, et en chirurgie plastique pour améliorer la qualité des cicatrices. Ce que nous faisons en urologie, c’est appliquer ce même principe à un tissu spécifique : le tissu caverneux du pénis.
Les plaquettes sanguines ne servent pas seulement à la coagulation — elles transportent des facteurs de croissance et des signaux de réparation tissulaire. Lorsqu’on les concentre et qu’on les injecte dans une zone endommagée, on crée localement un environnement biologique propice à la régénération.
La procédure de préparation du PRP
Tout commence par une simple prise de sang — réalisée au cabinet, avant la séance d’injection. Voici ce qui se passe ensuite :
- Prélèvement sanguin du patient — un tube spécialement conçu pour isoler les différentes phases du sang
- Centrifugation du tube — les globules rouges et blancs tombent au fond, le plasma et les plaquettes se concentrent en surface
- Extraction du PRP — la couche dorée concentrée en plaquettes est collectée, prête à être injectée
- Injection ciblée dans les corps caverneux — précédée d’une anesthésie locale, avec pose d’un garrot doux à la base du pénis pour maintenir le PRP en contact avec le tissu le plus longtemps possible
- Utilisation d’une pompe pénienne post-injection — pour maximiser la diffusion du PRP dans l’ensemble du tissu caverneux
Durée de la séance : 30 à 45 minutes
Anesthésie : Crème locale + anesthésie locale légère
Hospitalisation : Aucune — acte réalisé au cabinet
Nombre de séances : 2 à 3 injections espacées d’environ 1 mois
Fréquence de renouvellement : Cycle annuel ou selon évolution clinique
Pour quels patients et quelles situations ?
La dysfonction érectile d'origine tissulaire
C’est l’indication principale du P-Shot dans ma pratique. Les patients qui bénéficient le plus sont ceux chez qui la dysfonction érectile est liée à une dégradation du tissu caverneux — diabète, tabagisme, chirurgie prostatique, radiothérapie, maladies cardiovasculaires.
Le P-Shot ne guérit pas une dysfonction érectile sévère du jour au lendemain. Mais il peut, sur 2 à 3 séances espacées d’un mois, améliorer la qualité du tissu au point que les médicaments retrouvent leur efficacité — ou que des érections spontanées réapparaissent à un niveau satisfaisant pour le patient.
Résultats observés après 2 à 3 injections :
- amélioration de la fonction érectile
- meilleure réponse aux IPDE-5
- meilleure sensibilité
Délai : 4 à 8 semaines.
La maladie de Lapeyronie
La maladie de Lapeyronie est une pathologie dans laquelle des plaques fibreuses se forment dans le tissu caverneux, provoquant une courbure du pénis, parfois douloureuse en érection. Elle touche environ 3 à 9 % des hommes et reste souvent sous-diagnostiquée.
Le PRP est l’une des options que je propose pour traiter cette pathologie, notamment :
- En première intention pour les formes légères à modérées, pour réduire l’inflammation et freiner la progression de la fibrose
- En complément d’autres traitements (injections de collagénase, ondes de choc) pour en optimiser les résultats
- En post-chirurgical pour améliorer la qualité de cicatrisation après une intervention sur la courbure
Les facteurs de croissance du PRP agissent sur la fibrose en stimulant des cellules réparatrices capables de dégrader progressivement les dépôts de collagène anormal. Ce n’est pas une solution miracle — les plaques avancées nécessitent souvent une approche combinée. Mais c’est une option naturelle, peu risquée, et que je propose régulièrement en première ligne.
La diminution de sensibilité et de libido
Au-delà de l’érection stricto sensu, certains patients me consultent pour une baisse de sensibilité pénienne — souvent liée à un vieillissement tissulaire, à des séquelles de chirurgie ou à une neuropathie légère. Le PRP peut améliorer la qualité des terminaisons nerveuses locales, et certains patients rapportent une sensibilité améliorée et un plaisir plus intense après le cycle d’injections.
La libido, elle, est plus souvent d’origine hormonale ou psychologique — et le PRP n’agit pas directement sur ces composantes. Si une baisse de libido est associée, je vérifie systématiquement le bilan hormonal (testostéronémie, TSH) avant d’orienter vers un traitement adapté.
Le renforcement post-opératoire après chirurgie prostatique
C’est un contexte que je traite de plus en plus. Après une prostatectomie radicale, les nerfs érecteurs sont souvent lésés — même lorsque la chirurgie a été réalisée par voie robotisée avec préservation nerveuse. Le PRP, utilisé en post-opératoire dans les mois suivant l’intervention, peut accélérer la récupération érectile en stimulant la régénération des fibres nerveuses et du tissu caverneux.
C’est une indication où la précocité du traitement compte : plus on commence tôt après la chirurgie, meilleure est la réponse. J’en parle systématiquement à mes patients prostatectomisés lors du suivi post-opératoire.
La vérité sur le niveau de preuve : ni miracle, ni imposture
Je dois être honnête avec vous sur ce point — parce que c’est une question que chaque patient bien informé finit par me poser : « Docteur, est-ce que le P-Shot est vraiment validé ? »
Niveau de preuve : en progression (pas encore dans les recommandations officielles).
Le PRP montre des résultats cliniques positifs, mais les protocoles ne sont pas encore standardisés (dose, fréquence, site d’injection).
Ce manque de standardisation ne signifie pas que le PRP ne fonctionne pas. Il signifie que nous sommes au début d’une ère — comme on l’était avec les premières utilisations du Viagra avant que les doses soient parfaitement calibrées.
Ce que j’observe dans ma pratique, ce que mes confrères urologues qui utilisent le PRP observent dans la leur, et ce que la littérature publiée dans des revues comme Translational Andrology and Urology et Sexual Medicine Reviews commence à documenter : le PRP améliore la fonction érectile chez des patients sélectionnés. Les résultats sont réels. Ils ne sont simplement pas encore assez standardisés pour figurer dans les recommandations officielles.
Ma position : je propose le P-Shot aux patients chez qui l’indication est claire, après leur avoir expliqué exactement où en est la recherche. Ni plus, ni moins. Je ne vends pas de miracle. Je propose une option réelle, avec un niveau de preuve en progression, à des patients qui ont souvent épuisé les alternatives classiques.
Un traitement qui n’est pas encore dans les recommandations n’est pas automatiquement un mauvais traitement. C’est souvent un traitement en avance sur son temps. Le PRP en est là aujourd’hui. Et les études arrivent.
P-Shot vs médicaments classiques : deux logiques différentes
La confusion la plus fréquente que je rencontre chez mes patients : penser que le P-Shot est une alternative directe au Viagra ou au Cialis. Ce n’est pas tout à fait juste — parce qu’ils n’agissent pas sur le même niveau.
Deux logiques différentes : symptôme vs régénération.
| Critère | Médicaments (IPDE5 / IIC) | P-Shot (PRP) |
|---|---|---|
| Mode d’action | Facilite la réponse érectile ponctuelle | Régénère le tissu caverneux en profondeur |
| Durée d’effet | Ponctuel (quelques heures) | Progressif sur 2–6 mois après le cycle |
| Traitement de fond ? | Non — symptomatique | Oui — vise la cause tissulaire |
| Nécessite une prise ? | Oui — avant chaque rapport | Non — effet cumulatif sur les tissus |
| Efficacité si tissus dégradés | Limitée ou nulle | Cible directement le problème tissulaire |
| Invasivité | Comprimé ou auto-injection | Injection médicale cabinetisée |
| Effets secondaires | Céphalées, flush, hypotension | Minimes (piqûre locale, hématome rare) |
| Maladie de Lapeyronie | Non | Oui — indication reconnue |
| Niveau de preuve | Très élevé (recommandations officielles) | En progression — pas encore dans les reco |
* Le P-Shot peut aussi être utilisé en combinaison avec les IPDE-5 pour améliorer leur efficacité chez les patients résistants.
En pratique, ce que je propose souvent chez les patients avec une dysfonction érectile et un tissu caverneux dégradé : commencer par un cycle de P-Shot pour améliorer la qualité du tissu, puis évaluer si les médicaments redeviennent suffisants. Pour certains patients, les deux se combinent naturellement.
Pour qui est le P-Shot ? Les bons profils
Les indications que je rencontre en consultation
- Dysfonction érectile légère à modérée — les médicaments fonctionnent partiellement, le tissu est dégradé mais pas fibrosé
- Résistance aux IPDE-5 (Viagra, Cialis) — le P-Shot peut réhabiliter le tissu et rendre les médicaments à nouveau efficaces
- Maladie de Lapeyronie — plaques fibreuses, courbure douloureuse, en première ligne ou en complément
- Post-prostatectomie — renforcement de la récupération érectile après chirurgie prostatique
- Baisse de sensibilité liée à un vieillissement ou des séquelles chirurgicales légères
- Souhait d’une approche naturelle — sans produit chimique exogène, avec son propre sang
- Suivi régulier souhaité — patient motivé, capable de suivre un cycle de 2 à 3 injections mensuelles
Les cas où je n'indique pas le P-Shot
- Dysfonction érectile sévère avec tissu très fibrosé — le PRP ne peut pas régénérer un tissu irrémédiablement détruit. L’implant pénien sera plus adapté
- Attentes irréalistes — patient qui s’attend à un résultat immédiat ou équivalent à un IPDE-5 après une seule séance
- Trouble de coagulation non contrôlé — contre-indication au prélèvement et à l’injection
- Infection active dans la zone ou fièvre en cours
- Prise de certains anticoagulants — à évaluer cas par cas avec le cardiologue si nécessaire
Le P-Shot n’est pas fait pour tout le monde. Mais pour les bons profils — des hommes avec un tissu érectile dégradé, une dysfonction légère à modérée, et une vraie motivation à suivre le protocole — c’est une option que je défends et que je continuerai à proposer.
FAQ : vos questions sur le P-Shot (PRP pénien)
Combien coûte un cycle de P-Shot ?
Un cycle de 2 à 3 injections se situe généralement entre 700 et 1 500 € au total, selon le praticien et le nombre de séances. Chaque injection individuelle coûte en moyenne 300 à 600 €. Cet acte n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie — il s’agit d’une démarche de médecine régénérative non encore intégrée aux nomenclatures officielles. Un devis précis vous est remis lors de la consultation.
Combien de séances sont nécessaires pour voir des résultats ?
Je recommande un cycle de 2 à 3 injections espacées d’environ 1 mois. Les résultats ne sont pas immédiats — ils apparaissent progressivement, généralement 4 à 8 semaines après le début du cycle. Certains patients observent une amélioration dès la deuxième injection. Le cycle peut être renouvelé annuellement pour maintenir et consolider les effets.
Est-ce douloureux ?
L’injection dans les corps caverneux est réalisée après application d’une crème anesthésiante et une anesthésie locale légère. L’inconfort est généralement bien toléré. Une légère sensibilité et parfois un petit hématome au site d’injection sont possibles — transitoires, et résolus en 24 à 48 heures.
Le P-Shot peut-il remplacer le Viagra ou le Cialis ?
Pas directement — les deux n’agissent pas de la même façon. Les IPDE-5 facilitent la réponse érectile ponctuelle. Le PRP cherche à régénérer le tissu caverneux en profondeur, sur le long terme. Chez certains patients, le P-Shot peut améliorer suffisamment le tissu pour que les médicaments redeviennent efficaces. Chez d’autres, les deux sont utilisés en complémentarité. Ce n’est pas un remplacement direct — c’est une autre logique de traitement.
Le P-Shot est-il efficace pour la maladie de Lapeyronie ?
Oui — c’est l’une de mes indications régulières. Le PRP peut réduire l’inflammation au niveau des plaques fibreuses et freiner la progression de la courbure, particulièrement dans les formes légères à modérées ou en phase active. Pour les courbures importantes, il est souvent combiné à d’autres traitements comme les injections de collagénase ou les ondes de choc. Chaque situation est évaluée individuellement en consultation.
Est-ce que le P-Shot est vraiment validé scientifiquement ?
C’est la question honnête — et j’y réponds honnêtement. Le P-Shot n’est pas encore dans les recommandations officielles pour la dysfonction érectile, car les protocoles (doses, fréquences, site d’injection) ne sont pas encore suffisamment standardisés. Mais cela ne signifie pas qu’il ne fonctionne pas. La littérature scientifique publiée dans des revues spécialisées montre des résultats positifs. Nous sommes au début d’une ère — la preuve s’accumule. Je le propose à des patients sélectionnés, après les avoir informés de ce contexte, dans le cadre d’une pratique médicale rigoureuse.
Peut-on combiner le P-Shot avec d'autres traitements ?
Absolument. Le P-Shot se combine très bien avec les ondes de choc de faible intensité — une autre technique régénérative que je propose pour la dysfonction érectile vasculaire. Il peut aussi être associé aux IPDE-5 ou aux injections intra-caverneuses d’alprostadil pour optimiser la réponse globale. Chez les patients post-prostatectomie, il est souvent intégré dans un protocole de réhabilitation érectile plus large.
Après le P-Shot, faut-il s'abstenir de rapports sexuels ?
Je recommande généralement d’éviter les rapports sexuels pendant 48 à 72 heures après chaque injection, pour laisser le PRP agir localement sans perturbation mécanique. L’utilisation d’une pompe pénienne peut être recommandée quotidiennement dans les semaines suivant le cycle, pour optimiser la diffusion des facteurs de croissance dans le tissu. Ces consignes précises vous sont remises lors de la consultation.
Le P-Shot peut-il améliorer les performances chez un homme qui n'a pas de problème érectile ?
En théorie, les facteurs de croissance agissent sur n’importe quel tissu caverneux — y compris un tissu sain. Certains patients sans dysfonction érectile documentée demandent un P-Shot pour améliorer la qualité et la durée de leurs érections, ou la sensibilité. Je reçois ce type de demande avec ouverture, mais j’aborde la consultation avec prudence : si la fonction érectile est déjà bonne, le bénéfice marginal du PRP est difficile à garantir. Je préfère identifier s’il existe une composante tissulaire réelle avant de proposer le traitement.
Ce qu'il faut retenir
Le P-Shot est un traitement que je propose parce que je le crois utile — pas parce qu’il est dans toutes les recommandations. La médecine régénérative, c’est l’avenir du traitement de la dysfonction érectile d’origine tissulaire. Et nous y sommes déjà, même si la littérature met du temps à rattraper la pratique.
Pour les patients qui ont épuisé les médicaments classiques, qui souffrent d’une maladie de Lapeyronie, qui sortent d’une chirurgie prostatique et veulent récupérer une vie érectile satisfaisante — le P-Shot est une option réelle, naturelle, peu risquée, et que j’intègre volontiers dans une stratégie thérapeutique globale.
Pour ceux qui cherchent un résultat immédiat et spectaculaire après une seule séance — ce n’est pas ce que j’offre, et ce n’est honnêtement pas ce que ce traitement promet.
Le principe est simple : utiliser votre propre biologie pour réparer le tissu.
Prendre rendez-vous avec le Dr Beley — Cabinet Urologie Paris Opéra
Tél. 01 42 68 83 30 | Adresse : 82 Bd de Courcelles, Paris 17e | Email : contact@beleyurologie.fr
Sources et références médicales
Matz EL et al. (2018) — Safety and feasibility of platelet rich fibrin matrix injections for treatment of common urologic conditions. Investig Clin Urol
https://www.icurology.org/
Epifanova MV et al. (2020) — Platelet-rich plasma therapy for male sexual dysfunction. World J Mens Health
https://wjmh.org/
Masterson TA et al. (2022) — PRP for Peyronie’s disease and erectile dysfunction — review. Translational Andrology and Urology
https://tau.amegroups.org/
Sexual Medicine Reviews — Revue des preuves disponibles sur le P-Shot et la dysfonction érectile
https://www.smr.jsexmed.org/
Société Française d’Urologie (SFU) — Recommandations sur la prise en charge de la dysfonction érectile
https://www.urofrance.org/
European Association of Urology (EAU) — Guidelines on Sexual and Reproductive Health 2024
https://uroweb.org/